L'ACRM pour les comédiens

Tout comédien dispose déjà d'un système de contacts. Il est en général éparpillé entre un téléphone, une boîte mail, un carnet, le dos d'une photo de plateau et la mémoire. Ça fonctionne — jusqu'au moment où ça compte vraiment : une directrice de casting rencontrée dix-huit mois plus tôt cherche quelqu'un pour un rôle qui te correspond, et tu ne te souviens plus de son nom, seulement qu'elle avait aimé ton Tchekhov et qu'elle avait un bureau près du théâtre.

L'ACRM existe pour ce moment-là. Cette page n'est pas un manuel — le guide ACRM explique les fonctionnalités. Il s'agit ici de ce qu'il faut vraiment y mettre, et de ce que tu en retires.

Commence par la salle où tu viens d'être #

L'habitude à prendre est simple : après chaque casting, atelier, tournage ou festival, prends deux minutes pour ajouter les personnes qui étaient dans la pièce. Un nom seul suffit pour commencer. Ajoute leur poste, l'endroit où c'était, et tout ce que tu voudrais savoir si leur nom revenait dans deux ans.

Fais-le pendant que tu t'en souviens encore. La valeur d'une fiche contact se joue dans les dix minutes qui suivent une rencontre, parce que c'est le seul moment où tu connais les petits détails : qu'elle t'a demandé si tu montais à cheval, que le lecteur était aussi le scénariste, qu'ils allaient caster trois autres épisodes à l'automne.

Les notes, c'est ce qui te rapporte quelque chose #

Des noms et des numéros, tu en trouves partout. Ce qu'aucun annuaire ne contient, c'est ton propre récit de la rencontre : ce qu'ils cherchaient, ce que tu as joué, ce à quoi ils ont réagi, ce qu'ils ont dit sur les prochains projets, si l'audition s'est bien passée.

Ces notes sont chiffrées sur ton appareil avant d'être stockées, et personne d'autre ne peut les lire — nous y compris. C'est voulu. Les notes ne sont honnêtes que si elles sont vraiment privées, et les notes honnêtes sont les seules qui valent la peine d'être gardées. Les notes chiffrées sont une fonctionnalité Pro.

Des tags dans tes propres mots #

Les tags sont à toi, à inventer librement. Les plus utiles sont ceux qu'un brief de casting ne songerait jamais à demander : parle grec, travaille avec des débutants, Berlin, rencontré à l'école de théâtre, me doit un café. Tague les gens comme tu penses à eux, et la recherche les retrouvera comme tu t'en souviens.

Les projets donnent du sens à l'ensemble #

Les gens prennent tout leur sens rattachés à un travail. Relie un contact à un projet avec le rôle qu'il y a tenu, et la même personne peut être comédien sur l'un et réalisateur sur un autre. Chaque projet tient un petit journal : une date, aussi vague qu'un mois ou une année, une ligne sur ce qui s'est passé, et qui était là. « Mars 2025, rappel à Athènes, avec Maria » est une entrée complète, et elle aura encore du sens en 2030.

Tes propres crédits issus de la base de données de films enCAST apparaissent automatiquement sous forme de projets et restent à jour ; les contacts qui partagent un crédit sur la même production y sont liés pour toi.

La recherche, c'est là que tout remonte #

Un seul champ permet de tout rechercher parmi les données non chiffrées : noms, postes y compris ceux que tu as saisis toi-même, tags, lieux, nationalités, numéros de téléphone, adresses e-mail, titres de projets, rôles et événements. Les mots se combinent, donc « femme athènes 35 » fait ce que ça a l'air de faire.

C'est ce qui rentabilise les deux minutes prises après chaque casting. « C'était qui, cette directrice de casting à Thessalonique qui fait des publicités ? » est une question à laquelle ta mémoire répond mal et une recherche répond en quelques secondes.

Garder le contact sans prétendre être organisé #

Mets en favori les personnes qui comptent et elles apparaissent en tête de ta page d'accueil. Enregistre les anniversaires, même partiellement, et chaque matin tu reçois un e-mail récapitulatif avec les anniversaires du jour, chaque nom renvoyant directement à la fiche correspondante. Un message au bon moment est une petite chose qui entretient une relation professionnelle entre deux projets, et ça prend trente secondes.

Les relations indiquent comment tes contacts sont liés entre eux : agent et comédien, marié à, a travaillé avec. Savoir que le réalisateur que tu vas rencontrer est représenté par un agent que tu connais déjà, c'est le genre d'information qui change le cours d'une conversation.

Importe ce que tu as déjà #

Tu n'as pas à repartir de zéro. Importe tes contacts existants depuis ton téléphone, Google, Apple, Outlook ou tout autre service qui exporte au format vCard, puis lance la fonction Doublons pour faire le ménage. L'import récupère les noms, numéros, adresses et photos, et tu peux affiner ensuite.

L'export fonctionne de la même façon dans l'autre sens, à tout moment, y compris tout ce que tu as ajouté. Ton répertoire reste le tien, et tu n'es jamais enfermé.

Ça fonctionne là où tu travailles #

Les couloirs de casting, les salles de répétition, les sets et les festivals ne sont pas des endroits où le réseau est fiable. Installe l'ACRM sur ton téléphone et il s'ouvre instantanément, en continuant de fonctionner hors ligne : la recherche retrouve tes contacts avec leurs numéros et adresses e-mail prêts à utiliser, que tu aies une connexion ou non. Tes notes chiffrées restent en ligne uniquement, par conception.

Si tu ne fais qu'une chose #

Fais ça pendant un an et tu auras quelque chose qu'aucun agent, aucune plateforme de casting et aucun téléphone ne peut te donner : une trace de ta propre vie professionnelle, dans tes propres mots, qui répond à tes questions quand tu en as besoin.

Ouvre ton ACRM ou retourne au guide ACRM.

Facebook Twitter BlueSky Copy Link Threads LinkedIn WhatsApp Email Telegram

Des questions sur cette page ?

Si quelque chose ici est inexact ou obsolète, fais-le-nous savoir via notre page de contact.

Nous contacter